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dimanche, novembre 04, 2007

Les medias me rendent malade

Pourquoi un tel titre ? Parce que j'ai décidé de faire une bonne action. Ce titre n'est pas de moi, c'est un ami qui l'utilise pour nommer son site qui se trouve ici Les médias me rendent malade. Je vais tout faire pour que le web de Jean-Michel récupère des visiteurs en plus : vous. Maintenant, je dois vous expliquer quelques histoires vécues.

Cela a commencé il y a quelques années
Un 13 heures pas comme les autres, nous étions installés devant notre télévision pour le repas quotidien avec mes parents. Quand. La caméra s'est installée devant une petite fille en train de mourir dans son trou d'eau. Des journalistes, preneurs de son et hommes caméra l'entouraient sans lui porter secours. Image incompréhensible pour un humain normalement constitué. C'est là que tout à commencé ou tout s'est arrêté pour moi. Choisissez l'option qui vous convient le mieux.

Ce qui ne m'a pas empêché de...
Finir dans une école de journalisme, l'IPJ plus précisément. J'avoue avoir apprécié l'enseignement et le contact avec la plupart des responsables. Tout ça pour entendre dire un jour par un de mes professeurs, certainement le plus proche et le plus apprécié, car, respectable, "qu'il ne supportait plus le milieu politique et haut journalistique..." pour des raisons bien précises que je ne puis détailler ici pour une raison évidente de décadence du type "romaine". Inutile de vous dire que je crois à ce genre de déviation qui me semble coller parfaitement à la haute sphère.
Vous pensez sérieusement qu'il n'y a que le peuple qui s'amuse ?

Mais revenons à notre mouton noir
Je pense qu'il me reprendrait car il trouverait à préciser ou corriger mon titre de paragraphe. Ne parlons pas du texte que vous venez de lire. Car il est comme cela Jean-Michel. Il est capable en une phrase de vous passer un texte à la moulinette, façon puzzle, vous l'expliquer et surtout, vous montrer les énormes bévues, nons sens que nous entendons ou lisons chaque jour. Je vous donne un extrait, délectez-vous.

Note 184 du 26 octobre 2007. Les médias me rendent malade, 103
–– « Silence, on viole en masse », 1

Le titre « Silence, on viole en masse » de Courrier international (numéro 885, p. 29, 18-24 octobre 2007), calqué sur l’expression « Silence, on tourne ».
D’une remarquable désinvolture.
Un titre moins accrocheur comme « Des viols innombrables » n’était-il pas infiniment préférable ?

Note 185 du 27 octobre 2007. Les médias me rendent malade, 104
–– « Silence, on viole en masse », 2

Il ne me suffit pas de dire que ce titre me choque, il faut aussi que j’explique pourquoi. En attendant une analyse précise – moins facile qu’il n’y paraît : dans cette phrase s’enchevêtrent problèmes et sous-problèmes – de « Silence, on viole en masse », quelques titres d’articles du web.
– « Silence, on lit ! » (http://www.lapresse.tn/)
– « Silence, on joue » (http://www.liberation.fr/)
– « Silence, on libéralise l’énergie ! » (http://www.lemonde.fr/)
– « Silence, on démolit... » (http://lesverts.fr/)
– « Silence, on bizute ! » (http://www.lefigaro.fr/)
– « Silence, on discrimine... » (http://www.actions-traitements.org/)
– « Silence, on viole… » (http://www.afrik.com/)
– « Silence, on tue » (http://www.lexpress.fr)

Note 187 du 29 octobre 2007. Les médias me rendent malade, 105
–– « Silence, on viole en masse », 3. Eléments d’analyse

Je commencerai par analyser la locution « en masse » et j’expliquerai pourquoi elle me choque.
D’abord répondre à ces questions : quelles sont les personnes qui forment une masse ? les violées ? les violeurs ? A la lecture de l’article on comprend qu’il s’agit des femmes. Ce point est résolu.
Ce sont donc les personnes violées qui sont une masse. Autrement dit quoi ? Autrement dit une sorte de tas où les individus, les individualités sont oubliées.
Bien que l’article prétende compatir au sort de ces femmes, ne les déshumanise-t-il pas en les appelant masse ?
On peut constater aussi ceci : ces femmes avant d’être violées ne formaient pas une masse, puisqu’elles étaient (et elles le sont encore, d’ailleurs) dispersées sur le territoire (précisément dans l’est du Congo), mais, depuis qu’elles ont été violées, les voilà qui forment une masse, la masse des femmes violées.
On peut déclarer ceci : pour ces femmes, à la souffrance du viol s’ajoute celle d’être appelées péjorativement masse. Petite souffrance à côté de l’autre, certes, mais elle est là qui en remet. (A suivre.)

Si vous voulez en lire plus, consultez son site : Les médias me rendent malade

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